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Le métro de New York, un miroir de la ville

Le métro de New York, un miroir de la ville

Le métro de New York transporte des millions de personnes par jour, et c’est l’endroit de la ville où les mondes se croisent le plus. On y observe autant la ville que dans la rue, souvent mieux. Trois choses s’y voient : qui prend le métro, ce qui s’y joue dans les couloirs, et ce qui ne fonctionne pas.

Qui prend le métro

Toutes les classes sociales et tous les métiers se retrouvent dans les mêmes rames. À New York, le patron et l’employé prennent la même ligne, ce qui est plus rare qu’il n’y paraît dans les grandes villes.

Les échanges y sont brefs : un regard, un sourire, une place laissée à quelqu’un. Rien de spectaculaire, mais c’est ce tissu de gestes courts qui donne au métro son atmosphère particulière. Un touriste attentif y apprend en une semaine plus sur la ville que dans bien des visites guidées.

L’art et la musique dans les couloirs

Plusieurs stations sont décorées de mosaïques et de fresques commandées à des artistes. Ces œuvres se regardent gratuitement, à condition de lever les yeux en changeant de ligne.

Les musiciens font partie du décor. Le programme Music Under New York encadre une partie d’entre eux, mais beaucoup jouent simplement sur les quais : jazz, danse, chant classique, percussions. Un trajet de correspondance devient un concert de trois minutes.

Ce qui ne fonctionne pas

La sécurité reste la première inquiétude des usagers, et la propreté des quais et des rames la deuxième. Les deux varient beaucoup d’une ligne à l’autre et d’une heure à l’autre.

L’accessibilité pose un problème plus profond. Beaucoup de stations n’ont ni ascenseur ni rampe, ce qui les ferme aux personnes à mobilité réduite, aux poussettes et aux grosses valises. Les travaux avancent station par station, lentement, sur un réseau qui date pour l’essentiel du début du vingtième siècle.

Vérifiez l’accessibilité de votre station avant de choisir un hôtel si vous voyagez avec une poussette ou de lourds bagages. La différence entre deux stations distantes de trois rues peut vous coûter un escalier de quarante marches deux fois par jour.

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